
Et bien, on se retrouve pour un petit test fast-shopping comme je les aime, rapide, efficace, sans passer cent cinquante ans en boutique à retourner chaque portant. Je suis allée chez Mango chercher trois jolies robes noires, parce que la robe noire, franchement, c’est une valeur sûre de la garde-robe, celle vers laquelle on revient toujours. Petite présentation au passage, moi c’est Caro, 35 ans, et je vous préviens tout de suite, je n’y connais pas grand-chose aux grands termes de la mode, aux coupes, au jargon… alors ne comptez pas sur moi pour vous expliquer ça savamment, je vais faire avec mes mots.
La première robe, la déception qui gratte
On commence par celle qui, sur le centre du portant, m’a littéralement fait signe.
Magnifique sur cintre, rédhibitoire portée
On est sur une robe cache-cœur, col en V, fermeture dans le dos, manches longues légèrement transparentes, avec une matière brillante un peu texturée, presque rêche au toucher, qui accroche joliment la lumière. Et ce que j’avais adoré au premier regard, ce sont les ouvertures sur les hanches, de chaque côté, qui dessinent la taille. Sauf que. Une fois sur moi, c’est exactement ce que je redoutais, qu’est-ce que ça gratte… c’est affreux, ça me démange partout, sauf sous la ceinture jusqu’au genou.
Une doublure aurait tout changé. Sans elle, la plus belle matière du monde devient une robe qu’on enlève au bout de dix minutes.
C’est tellement dommage, parce que sur le plan esthétique, on ne peut pas le nier, elle est superbe. Mais une robe qu’on ne supporte pas à la peau, ce n’est plus une robe, c’est une épreuve. Donc celle-là repart au magasin aussi vite qu’elle était arrivée dans le sac.
La deuxième robe, mon coup de cœur en velours
Changement total d’ambiance avec la deuxième, et là, je vous le dis tout de suite, c’est sans doute ma préférée.
Le confort onctueux du velours
On est sur une robe en velours, manches longues, col arrondi, courte et plus centrée sur la silhouette. Et le premier mot qui me vient, c’est le confort, on est vraiment sur du tout doux, presque onctueux… oui, une robe onctueuse, on aura tout entendu, mais c’est exactement la sensation. Elle me donne le sourire dès que je l’enfile, et ça, ça ne trompe pas.
Des épaulettes qui structurent sans en faire trop
Elle a deux petites épaulettes, pas du tout too much, juste ce qu’il faut pour dessiner des épaules carrées et donner cette allure un peu structurée, classe, chic, avec une pointe de sexy assumé (et c’est très bien, il n’y a aucun mal à être sexy). Avec un petit collier de perles retrouvé au fond d’un carton, perles et velours s’accordent étonnamment bien, et un chignon en hauteur dégage la nuque. Seul bémol honnête, elle remonte un peu, une paire de collants adaptée réglera ça.
La troisième robe, le léopard qui révèle
On finit sur une robe courte, moulante, légèrement découverte aux épaules, dans un velours à motif léopard avec une fine brillance.
Le sexy chic, sans jamais tomber dans le vulgaire
C’est une coupe qui met les jambes en avant, exactement le genre que j’aime porter. Et une fois sur moi, je confirme, elle est extrêmement confortable, mais surtout elle impose une certaine prestance, une présence. On est dans le sexy chic, le classe, l’élégant, ce moment où un vêtement vous rappelle, l’air de rien, le pouvoir tranquille de la féminité. Celle-là, je la valide sans hésiter.
Accessoiriser, le petit jeu d’après essayage
Il restait un accessoire pour les cheveux à tester, un nœud que j’avais complètement oublié depuis le début. Sur le principe, j’aime bien, ça rappelle un peu les coiffures de petite fille, et ça peut être adorable. Après, attention aux accords, un nœud rouge appelle plutôt des talons rouges, sinon on frôle la faute de goût. Vous savez, un peu comme cette idée des personnages assortis, où rien ne va de travers… j’aime bien cette idée de cohérence, du bijou aux chaussures.
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PS. Alors, laquelle auriez-vous gardée, vous ? Moi mon cœur balance encore entre le velours et le léopard, et je crois bien que c’est très bon signe.